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Science et industrie à l’aune du double impact

Entretien avec Quentin Plantec, co-auteur de Science et industrie à l’aune du double impact (coll. Sciences de la conception, 2024) dans lUsine nouvelle.

« Lorsqu’elles travaillent ensemble, la science et l’industrie peuvent-elles en retirer simultanément des bénéfices ? C’est l’hypothèse de ce livre, qui puise dans les théories de la conception, des analyses historiques et des études de cas pour proposer une nouvelle forme de collaboration plus fructueuse entre recherche et innovation.

Que recouvre le concept de double impact, l’objet de votre livre ?

Il a pour origine le constat d’une fréquente insatisfaction vis-à-vis des collaborations entre science et industrie, au-delà des success-stories souvent mises en avant. Le modèle linéaire classique des relations science-industrie – la recherche pure produit des connaissances que l’industrie peut ensuite utiliser – est moins fécond qu’espéré en termes d’innovation. Et à l’inverse, l’approche de science résolutoire, où la science est mise au service de la résolution de problèmes industriels, est peu propice à des avancées scientifiques. Il semble y avoir une forme de dilemme dans ces relations, portant sur qui va finalement être gagnant. On s’est demandé s’il n’était pas possible que chacun, science comme industrie, tire profit en même temps de l’interaction, c’est-à-dire qu’il y ait un double impact simultané. La proposition peut paraître naïve, mais elle s’appuie sur de nouveaux couplages science-industrie comme ceux que l’agence américaine Arpa-E met en œuvre avec succès. »

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Ce que l’industrie attend des banques

Ce que l’industrie attend des banques de Vincent Charlet (coll. La Fabrique de l’industrie, 2025) a bénéficié d’un référencement dans Enjeux.

« Dans la collection Les Docs de la Fabrique, Vincent Charlet a dirigé un travail éditorial qui permet la mise à plat d’un sujet essentiel, souvent évoqué à travers des cas sectoriels, voire individuels. Le travail mené ici aborde en fait la réindustrialisation et la manière dont les banques peuvent accompagner le mouvement. Défi du capital-risque industriel ou moyens de financer une décarbonation très coûteuse de l’industrie, une dizaine de chapitres balaient de nombreuses problématiques variées. La première partie « De la désindustrialisation au réarmement industriel » permet notamment de dépasser les slogans en vogue…

Notre avis :

Il s’agit en fait d’une édition des actes d’un colloque tenu l’an dernier, organisé par l’Ifcam et la Fabrique de l’industrie. Cela permet de retrouver les analyses de Louis Gallois, Nicolas Dufourcq, Pierre-André de Chalendar, pour n’en citer que quelques-unes. »

À retrouver ici

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Vocation construire. L’épopée du « faire ensemble »

Vocation construire. L’épopée du « faire ensemble » sous la direction de Laurence Decréau (Hors collection, 2025) a bénéficié d’un référencement dans Alternatives économiques.

« À la lecture de ce livre, on regrettera de ne pas être allé à la deuxième édition du Festival des Vocations, qui a eu lieu au printemps 2024 à Marseille : on pouvait y croiser le prix Nobel de physique Alain Aspect, le philosophe et physicien Étienne Klein et d’autres éminents chercheurs, ainsi que des enseignants, des ingénieurs, des chefs d’entreprise, des artisans et même des autodidactes. Des profils très divers, qui partagent un double point commun : tous, à leur façon, « construisent » (le thème de cette édition); de leurs mains ou en manipulant des instruments, et font fi des frontières disciplinaires.

Le présent ouvrage offre une session de rattrapage en restituant de manière vivante toutes les tables rondes. Le tout est dirigé par l’autrice de L’élégance de la clé de douze, une enquête sur des intellos et des hauts diplômés ayant fait le choix de pratiquer une activité plus manuelle. Le résultat ? Toutes celles et ceux qui ont abandonné une situation professionnelle enviable pour vivre de leur passion disent parvenir à y trouver leur compte, voire à créer des emplois. »

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Rencontre et débat – L’impact des technologies numériques sur les organisations

Les Presses des Mines et la bibliothèque de Mines Paris – PSL vous invitent à une table ronde autour de l’impact des technologies numériques sur les organisations, lundi 26 mai 2025 de 18h00 à 19h30.

La discussion s’organisera autour de cinq ouvrages présentés par leurs auteurs respectifs, suivi par un temps de discussion avec le public :

  • Travailler avec les IA génératives. Outil bureautique ou game-changer ? Enquête dans les métiers du conseil, Marie-Laure Cahier et Pierre Quesson
  • Intelligence artificielle et anthropomorphisme. De l’illusion à la confusion, Roxana Ologeanu-Taddei
  • Travailler avec l’intelligence artificielle dans les industries culturelles et créatives. Comment appliquer l’AI Act ?, Sotiris Manitsaris, Alina Glushkova, Alexandros Spyridonos et Gavriela Senteri
  • Le numérique sur les planches. Réinventer la communication des théâtres publics, Wafa Aït-Amer
  • Pratiques d’évaluation et transformations, Revue MTO n°16, Bertrand Mocquet, Chrysta Pélissier et Pierre-Michel Riccio

Lieu : bibliothèque de l’Ecole des Mines Paris – PSL (60 boulevard Saint Michel 75006 Paris)

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Les prix de l’électricité

Tribune de Jacques Percebois à propos des nouvelles propositions de réformes du marché de l’électricité. Jacques Percebois est auteur de  Les prix de l’électricité, paru en septembre 2023 aux Presses (collection Énergie et développement durable).

« Le marché européen de l’électricité n’a pas encore atteint son régime de croisière si l’on en juge par les nouveaux débats qui l’animent. Deux questions, parmi d’autres, sont aujourd’hui particulièrement prégnantes : Un « Arenh hydraulique » permettrait-il de régler le problème de la mise en concurrence des centrales hydrauliques ? La segmentation des marchés nationaux de l’électricité permettrait-elle de limiter les effets pervers des interconnexions transnationales ? »

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Labellisations FNEGE 2025

Cette année, trois ouvrages des Presses (sortis en 2024) ont bénéficié du label FNEGE, attribué par le Collège de Labellisation.

Dans la catégorie « Ouvrage de recherche collectif » :

  • Science et industrie à l’aune du double impact de Quentin Plantec, Pascal Le Masson et Benoît Weil
    Collection Sciences de la conception
    « Bien que des ressources considérables soient investies dans la recherche académique, la traduction de ces efforts en innovations concrètes demeure limitée. En puisant dans l’histoire riche d’interactions entre scientifiques et industriels, des figures emblématiques comme Pasteur aux pionniers des technologies modernes comme les transistors ou les ciseaux à ADN, cet ouvrage met en lumière les dynamiques complexes qui façonnent les relations entre science et industrie.

    Le concept novateur de couplage science-industrie est introduit pour rendre compte de la façon dont certaines interactions peuvent simultanément catalyser des découvertes scientifiques majeures et des innovations de rupture, tandis que d’autres favoriseront un asservissement mutuel des acteurs. Un nouveau paradigme de «double impact simultané» est proposé, en rupture avec les modèles traditionnels et ouvrant la voie à un renouvellement des formes de collaboration entre science et industrie. En mobilisant théorie, analyse historique et études de cas contemporains, les travaux présentés ici offrent une voie prometteuse vers une intégration plus symbiotique de la recherche et de l’innovation, essentielle pour faire face aux défis de notre époque. »

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  • Économie circulaire : imaginaires et pratiques de Aurélien Acquier, Franck Aggeri, Valentina Carbone, Eric Lesueur et Olivier Lecointe
    Collection Économie et gestion
    « En quelques années à peine, l’économie circulaire s’est imposée dans le débat public comme la promesse d’un modèle de croissance plus sobre et compatible avec les enjeux d’une transition écologique. La vulgate actuelle oppose l’économie circulaire, fondée sur des stratégies de bouclage des flux de matière et d’énergie, à l’économie linéaire fondée sur l’exploitation sans limites de ressources naturelles et la mise en décharge des déchets issus de notre consommation effrénée.

    Cet ouvrage met en discussion le cadrage dominant de l’économie circulaire, présente les différents imaginaires véhiculés par la notion et analyse les pratiques collectives qui se déploient aujourd’hui dans tous les continents. À cette fin, une variété de perspectives (historique, philosophique, géopolitique, sociologique, gestionnaire, économique, écologique, juridique, prospective) sont mobilisées pour éclairer les débats contemporains. »

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Dans la catégorie « Ouvrage de recherche non-collectif »

  • Entreprises, osons la démocratie ! de Corentin Gombert
    Collection Économie et gestion
    « La démocratie en entreprise ne se décrète pas, elle se vit !

    La démocratie n’est pas un modèle d’organisation de l’action collective en entreprise. Accaparement des pouvoirs, sous-efficacité de gestion, radicalisation des débats, manque de souveraineté individuelle, collision entre activités productives et projet sociopolitique… les dynamiques démocratiques rencontrent régulièrement de nombreux obstacles. Et pourtant, démocratiser l’entreprise devient aujourd’hui une nécessité. Organiser démocratiquement l’activité, telle est la voie permettant de réconcilier théorie et pratique, d’articuler gouvernance statutaire et gouvernance opérationnelle, de réunir individus et collectifs, de faire converger activité productive et projet sociopolitique.

    Cet ouvrage, conçu comme un guide pratique de la démocratisation des organisations, propose une relecture théorique et pratique de la notion de démocratie en entreprise. »

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Être à l’heure. Coordonner les mobilités en France au XVIIIe siècle

Être à l’heure. Coordonner les mobilités en France au XVIIIe siècle de Catherine Herr-Laporte (coll. Histoire, sciences, techniques et sociétés, 2025) a bénéficié d’une revue parue dans Libération, par Jean-Yves Grenier.

« L’historienne montre comment l’heure s’est généralisée en France à partir des années 1750, créant une attention nouvelle à la ponctualité.

Depuis quelque temps, l’historiographie s’intéresse à la façon dont les sociétés coordonnent leurs activités avec l’invention des horaires. Chercheuse en histoire, Catherine Herr-Laporte montre comment ce processus à la fois technique et psychique s’intensifie au cours du XVIIIe siècle. Ce besoin d’horaires est en particulier dû à la nouvelle recherche de vitesse dans le transport des lettres comme des personnes, recherche qui s’intensifie à partir des années 1750 et plus encore après la Révolution. A partir de 1675, on observe la publication régulière d’horaires postaux indiquant le départ des courriers et, dès 1725, plus de la moitié des horaires sont donnés à l’heure près. La précision à la demi-heure, voire au quart d’heure, est par contre encore exceptionnelle. Des horaires précis ne sont cependant utiles que si la population a accès à l’heure ce qui précisément se généralise au cours du siècle. La montre devient transportable grâce à cette innovation majeure qu’est le balancier spiral, et sa possession se généralise au point de devenir assez ordinaire. En 1790, on en trouve dans 70 % des inventaires après décès, marchands et ecclésiastiques semblant les plus rigoureux dans le respect des horaires. L’heure publique est également de plus en plus accessible grâce à la multiplication des horloges, en particulier près des auberges et des relais de poste.

La multiplication des horaires conduit à l’apparition d’une notion nouvelle : le retard. L’usage du mot s’accroît fortement dans la littérature au cours du siècle, surtout après 1750, témoignant d’une préoccupation toujours plus grande envers la ponctualité. Les particuliers acceptent de moins en moins les retards, dans leurs déplacements comme dans leur courrier. Dans la tradition monastique des stricts emplois du temps, le retard a longtemps été considéré comme un péché. Désormais, «plus qu’une vertu religieuse ou une qualité morale», la ponctualité devient «un devoir social et un impératif professionnel». »

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