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Faire et dire l’évaluation

Pierre Papon – Futuribles – 12 Mars 2018

« Les transformations des universités en France et à l’étranger, depuis les années 1980, ainsi que l’émergence progressive d’un « marché » de l’enseignement supérieur ont contribué à systématiser l’évaluation des performances de l’enseignement supérieur et de la recherche (elle était pratiquée en France par des organismes de recherche comme le CNRS, Centre national de la recherche scientifique, et l’INSERM, Institut national de la santé et de la recherche médicale). Le vote de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (dite loi LRU ou loi Pécresse), en 2007, a été un argument de poids pour renforcer les modalités d’évaluation des activités des universités (l’enseignement, la recherche et leur gestion), considérée comme une contrepartie de leur autonomie, aujourd’hui sous la responsabilité du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), créé par la loi de 2013 ; ce processus a été étendu aux nouvelles structures de soutien à la recherche-développement et à l’innovation, comme les pôles de compétitivité. »

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Un dico pour comprendre la «novlangue» des start-up

Les Echos Entrepreneurs

Par Julia Lemarchand – le 06/02/2018

« Le « Petit dictionnaire illustré de l’innovation et de l’entrepreneuriat » est un must-have pour quiconque souhaite déchiffrer les codes du monde de l’entrepreneuriat et de l’innovation, sans se prendre la tête.

« Disruption », « pitch », « uberisation », « crowdfunding »… Ces mots que l’on entend (voire que l’on emploie) à tout bout de champ méritaient que l’on s’y attarde un moment. C’est chose faite avec le « Petit dictionnaire illustré de l’innovation et de l’entrepreneuriat » (volume 1), qui ne se contente pas de livrer des définitions froides de ce vocable jargonneux, mais les replace dans leur contexte, à grand renfort d’exemples, et retrace leur histoire, souvent méconnue.

Saviez-vous par exemple que le mot Entrepreneuriat, créé dans les années 90, est issu du mot entreprendre qui, lui, remonte au XIIème siècle et signifiait « attaquer » et surtout « surprendre », avant d’avoir pour sens « mettre en oeuvre, commencer quelque chose » ? Un éclairage utile sur ce qu’est la dynamique de l’entrepreneuriat aujourd’hui ! »

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Le phénomène « pro-ana ». Troubles alimentaires et réseaux sociaux

Lectures /Liens socio

Par Samuel Lézé – Décembre 2017

Antonio A. Casilli, maître de conférences en sociologie (Télécom Paritech) et Paola Tubaro, chargée de recherche au CNRS (Laboratoire de recherche informatique de Paris Sud), mobilisent une recherche passée, sur l’usage des sites internet consacrés aux troubles alimentaires en France, pour questionner le statut politique ambivalent du numérique aujourd’hui, présenté tantôt comme une source de risque pour les internautes, tantôt comme une panacée contemporaine pour régler tous les problèmes. À cet égard, les sites internet étudiés par les auteurs forment un cas paradigmatique : les sites personnels des jeunes filles ou femmes atteintes d’anorexie mentale peuvent-ils être suspectés de promouvoir une maladie ou, pire, de provoquer une épidémie ? La solution numérique la plus efficace est-elle d’interdire et de bloquer ces sites ? La question est polémique, mais l’enjeu de l’ouvrage est de démontrer que l’ensemble des acteurs impliqué dans le débat sur les troubles alimentaires a tout intérêt à connaître les pratiques effectives au fondement de cette culture numérique : comment se forme la sociabilité de ces jeunes femmes ? Qui sont-elles ? Que font-elles ?

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Penser le travail pour penser l’entreprise

Gérald Gaglio, « Olivier Favereau (dir.), Penser le travail pour penser l’entreprise », Sociologie du travail [En ligne], Vol. 59 – n° 4 | Octobre-Décembre 2017, mis en ligne le 07 décembre 2017, consulté le 06 décembre 2017. URL : http://sdt.revues.org/1326
« Le titre du livre est un programme de recherche. Il s’inspire d’une sociologie du travail qui l’étudie dans son « contenu concret » et plus dans son « extériorité » (un salaire, une socialisation, etc.). Ce prisme permet d’ouvrir la boîte noire que reste souvent l’entreprise et d’en prôner une nouvelle forme, plus démocratique et moins soumise au tropisme actionnarial, dans la lignée d’autres recherches récentes. »
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Autisme, le défi du diagnostic

Les Echos.fr

Par Yann Verdo – Le 20/10/2017

« L’ouvrage d’une sociologue explore les enjeux politiques et sociaux liés au diagnostic de ce trouble concernant plus de 600.000 personnes en France.

Voilà un livre – certes un peu austère – mais qui intéressera au premier chef les 650.000 personnes atteintes d’autisme en France et leurs proches. Signé de la sociologue Céline Borelle, spécialiste de la santé mentale et du handicap, il traite de la question cruciale du diagnostic – un thème jusqu’ici peu abordé par les travaux en sociologie de la santé. »

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Au fil du flux

Lectures

Par Michèle Dupré, septembre 2017.

Gwenaëlle Rot, François Vatin, Au fil du flux. Le travail de surveillance-contrôle dans les industries chimique et nucléaire

« Quand on ouvre le livre publié par G. Rot et F. Vatin : au fil du flux, on est tout d’abord frappé par ce qu’ils nomment dans l’avant-propos « un travail de sédimentation d’expériences » (p. 9). Certes ceci est un processus habituel dans tout acte de travail, y compris dans le travail intellectuel. Cependant, l’accent est mis dès les premières pages sur l’élargissement du regard du sociologue à d’autres modes de connaissance sur un objet, les industries du flux, où les tuyauteries en tous genres règnent en maître. » Lire la suite

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Panser avec les animaux

Sociologie du travail

Par Sébastien Mouret – Vol. 59 N°3 Juillet/septembre 2017

« Les animaux pansent-ils ? Cette question constitue la trame de la sociologie du soin par le contact animalier proposée par Jérôme Michalon. Cet ouvrage dense et stimulant, issu de sa thèse de doctorat en sociologie, met en lumière le rôle des animaux dans des dispositifs thérapeutiques visant à améliorer la santé humaine. Le soin par le contact animalier est investi plus largement comme un laboratoire d’étude des dynamiques de «requalification des relations humains/animaux» dans nos sociétés occidentales. Les régimes relationnels de «bienveillance» et la «singularisation» sont définis, par hypothèse, comme les clefs de voûte d’un processus d’«anthropisation» par lequel s’opère un glissement des animaux de la catégorie de «vivant matière» vers celle de «vivant personne». »

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Où trouver les meilleures expériences de réalité virtuelle?

20 Minutes

Par Christine Ludwig, 20 Minutes, 18 juillet 2017

 

Même Christopher Nolan n’y coupe pas. Pour son nouveau film, Dunkerque, qui retrace la bataille de 1940, le réalisateur a sorti une vidéo de quelques minutes en réalité virtuelle. Une sorte de bande annonce accessible gratuitement au public. La VR se démocratise. La preuve avec quelques-unes des expériences les plus fortes accessibles au grand public.

Voler comme un aigle

Rangez donc votre deltaplane, voler comme un oiseau est aujourd’hui à votre portée. «La salle MK2 VR à Paris propose de se prendre pour un aigle et de voler dans le ciel de New York. Ce n’est pas très naturel pour le corps humain mais les gens se sentent corporellement dans le jeu», explique Philippe Fuchs, auteur du livre Les casques de VR et de jeux vidéo. «Le joueur accède à une forme de sensibilité profonde, que l’on appelle proprioception.»

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Pourquoi la réalité virtuelle nous aide à ressentir plus d’émotions

20 Minutes

Par Thierry Weber, 18 juillet 2017.

 

Pour casser le quatrième mur il y a plusieurs écoles. Woody Allen dans plusieurs de ses films, comme Annie Hall ou Whatever works ou encore le personnage Deadpool campé par Ryan Reynolds dans le film du même nom (Deadpool hein, pas Ryan Reynolds), s’adressent directement aux spectateurs, les yeux dans la lentille de la caméra. Mais avec la réalité virtuelle, ou VR pour les intimes, le 4ème mur est brisé d’une autre manière. En l’occurrence, c’est le spectateur, devenu «spectre-acteur» pour l’occasion, qui est propulsé au cœur de l’œuvre, et vit plus encore d’émotions.

L’expression est celle de Philippe Fuchs, professeur de réalité virtuelle aux Mines Paristech et auteur de Les casques de réalité virtuelle et de jeux vidéo. Le spectateur est un «spectre-acteur» parce qu’il peut «agir, sur le scénario par exemple, en se déplaçant lui-même, en manipulant, ou en ayant des interactions avec des personnages». La VR, cela fait des années qu’il travaille dessus. Il connait donc bien les émotions qu’elle procure. Pour lui, «si on veut créer des émotions, il ne faut plus seulement raconter une histoire mais la faire vivre».

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Essai. Dans les méandres des usines-tuyaux

L’Humanité.fr

Par Laurent Etre, «Essai. Dans les méandres des usines-tuyaux», L’Humanité.fr, 3 juillet 2017.

 

Sociologues du travail, François Vatin et Gwenaële Rot ont rencontré des salariés de la chimie et du nucléaire, pour saisir les enjeux de leur activité.

Les auteurs inscrivent leur ­démarche en riposte aux discours contemporains sur la fin du travail à l’aune d’une soi-disant «dématérialisation du monde». En se concentrant sur des activités de contrôle de flux, dans lesquelles la distance entre l’homme et la matière est a priori très forte, ils entendent montrer que, là aussi, le travail conserve toute sa matérialité.

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Réinvestir la matérialité du travail

Silomag

Par Laurent Etre, « Réinvestir la matérialité du travail », Silomag, n° 3, juillet-août 2017.

 

Dans un ouvrage récent, les sociologues Gwenaële Rot et François Vatin interrogent la nature du travail dans les contextes productifs hautement automatisés des industries chimiques et nucléaires.

Qu’est-ce que travailler ? Et, plus précisément, comment travaille-t-on dans les «usines-tuyaux», ou «industries de flux», dont la raffinerie de pétrole est peut-être l’incarnation la plus évidente ? Ce sont ces questionnements qui constituent la trame de l’ouvrage publié récemment par les sociologues Gwenaële Rot et François Vatin. «Produit d’une sédimentation d’expériences», selon leurs mots, sédimentation trouvant son origine dans des travaux engagés par François Vatin il y a une trentaine d’années, «Au fil du flux» s’appuie sur une enquête minutieuse dans les secteurs de la chimie et du nucléaire, où la «fonction de surveillance-contrôle» s’avère être le «cœur du travail».

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