« Réflexions sur les lois qui régissent la santé au travail et particulièrement la reconnaissance des maladies professionnelles. Plusieurs chercheurs associent leurs forces pour mettre en lumière les causes de la sous-reconnaissance chronique des maladies professionnelles, et ce depuis cent ans. »
L’entrepreneuriat innovant : un processus collectif et une action distribuée
par Philippe Mustar – le 25 février 2021 – Alliancy.fr
« Dans un ouvrage récent, l’Entrepreneuriat en action, je m’interroge sur le processus de l’innovation entrepreneuriale. C’est-à-dire à cet ensemble d’acteurs et d’opérations qui fabriquent à la fois une entreprise, son produit, son marché et son business model.
Philippe-Mustar-Professeur-d’entrepreneuriat-à-l’École-des-mines-de-Paris-
Philippe Mustar, Professeur d’entrepreneuriat à l’École des mines de Paris
Pour comprendre le processus de l’innovation entrepreneuriale, je me suis intéressé à la création de trois entreprises innovantes par de jeunes ingénieurs. L’originalité de l’ouvrage tient à se méthode. Méthode qui est un suivi quasi-ethnographique du développement de deux entreprises : Expliseat (conçoit et fabrique des sièges d’avion ultralégers) et DNA Script (développe une imprimante à ADN). »
L’affaire est entendue : nous vivons dans un monde de données. Certes, mais depuis quand ? La révolution numérique semble avoir opéré un bouleversement, mais l’histoire de l’administration des États comme des entreprises démontre que ce fait est plus ancien. Et si la rhétorique des données est omniprésente — data science, dataification, data-driven —, les formes concrètes d’existence des données numériques demeurent méconnues. Le travail invisible des données de Jérôme Denis construit, en mobilisant une très vaste littérature, un programme de recherche ambitieux pour rendre visible et analyser le travail humain derrière les données.
Tiré du mémoire d’habilitation à diriger des recherches de son auteur, l’ouvrage résume sa thèse dès le titre : les données constituent une infrastructure scripturale du monde moderne ; elles sont produites, transformées et maintenues par un travail ; ce travail est largement invisibilisé. Cette thèse sociologique a des conséquences politiques : J. Denis nous invite non seulement à étudier cette infrastructure, mais aussi à revaloriser un travail qui est l’objet de mépris et d’incompréhension. Ce travail de « coulisses », celui des « petites mains » des « travailleurs de la donnée », qui enregistrent, extraient, trient, ordonnent les données, et qui ce faisant les interprètent, les complètent, les transforment, est souvent considéré comme subalterne, confié à des personnes peu qualifiées, plus souvent réalisé par des femmes, etc.
Qu’est-ce qu’une entreprise responsable au 21e siècle ? Peut-on accepter que sa stratégie génère des déséquilibres sociaux ou environnementaux ? Peut-elle être tenue de mettre sa capacité d’innovation au service du développement durable ?
Ce livre part d’un constat désormais imparable : la puissance créatrice de l’entreprise transforme le monde qui l’accueille. Cette puissance est à la fois indispensable pour répondre aux défis contemporains mais elle est aussi potentiellement dangereuse. Or, face à cette puissance, les mécanismes de responsabilité classiques s’avèrent insuffisants : l’État ne peut canaliser les capacités d’innovation des entreprises, ni innover à leur place ; et les initiatives volontaires de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) montrent leurs limites.
Ce livre propose une nouvelle approche de la mission des entreprises pour sortir de cette impasse et fonder de nouveaux schémas de responsabilité de l’entreprise.
En revenant sur la conception originelle de la « bonne gestion », la théorie de l’entreprise et sur l’histoire du droit des sociétés, il montre que la formulation d’une « mission », librement définie par l’entreprise et inscrite dans ses statuts, favorise, dans et hors de l’entreprise, un engagement collectif et une réelle solidarité dans la construction de futurs inconnus et désirables.
Cet ouvrage est issu des travaux des chercheurs de MINES ParisTech et du Collège des Bernardins, qui ont notamment inspiré la récente loi sur l’objet social de l’entreprise et le mouvement des « entreprises à mission ».
Avec la participation de : Rachelle Belinga, Hervé Guez, Armand Hatchuel et Stéphane Vernac.
Pour la remise du prix du livre RH, Blanche Segrestin et Kevin Levillain sont nominés avec La mission de l’entreprise responsable.
Chaque année, durant les mois de novembre et décembre, entre 60 et jusqu’à plus de 90 livres dans le domaine des ressources humaines sont collectés par Syntec Conseil en Recrutement.
Ce tri est fait en fonction de critères extrêmement précis qui ont récemment évolué :
Nouveauté du sujet – actualité
Qualité du traitement et de l’argumentation
Explicitation des fondements scientifiques
Lisibilité
Apport à la réflexion
Pertinence pour l’action
Le jury se forme en parallèle, constitué ainsi :
deux / trois membres de Sciences Po, alternativement
deux / trois membres de Syntec Conseil en Recrutement, alternativement
un journaliste du Monde
six DRH de grands groupes. Sur ces six DRH, trois sont proposés par Sciences Po, trois par Syntec Conseil en Recrutement
Les douze membres du jury se réunissent pour sélectionner l’ouvrage qui sera primé.
La remise du prix de la 19e cérémonie du livre RH aura lieu le 3 octobre, et nous souhaitons bonne chance à nos deux auteurs : Banche Segrestin et Kevin Levillain, avec leur ouvrage La mission de l’entreprise responsable.
RÉSUMÉ
Qu’est-ce qu’une entreprise responsable au xxie siècle ? Peut-on accepter que sa stratégie génère des déséquilibres sociaux ou environnementaux ? Peut-elle être tenue de mettre sa capacité d’innovation au service du développement durable ?
Ce livre part d’un constat désormais imparable : la puissance créatrice de l’entreprise transforme le monde qui l’accueille. Cette puissance est à la fois indispensable pour répondre aux défis contemporains mais elle est aussi potentiellement dangereuse. Or, face à cette puissance, les mécanismes de responsabilité classiques s’avèrent insuffisants : l’État ne peut canaliser les capacités d’innovation des entreprises, ni innover à leur place ; et les initiatives volontaires de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) montrent leurs limites.
Ce livre propose une nouvelle approche de la mission des entreprises pour sortir de cette impasse et fonder de nouveaux schémas de responsabilité de l’entreprise.
En revenant sur la conception originelle de la « bonne gestion », la théorie de l’entreprise et sur l’histoire du droit des sociétés, il montre que la formulation d’une « mission », librement définie par l’entreprise et inscrite dans ses statuts, favorise, dans et hors de l’entreprise, un engagement collectif et une réelle solidarité dans la construction de futurs inconnus et désirables.
Cet ouvrage est issu des travaux des chercheurs de MINES ParisTech et du Collège des Bernardins, qui ont notamment inspiré la récente loi sur l’objet social de l’entreprise et le mouvement des « entreprises à mission ».
Avec la participation de : Rachelle Belinga, Hervé Guez, Armand Hatchuel et Stéphane Vernac.
En quinze ans, l’entreprise Lippi a changé de dirigeants, réorganisé ses ateliers, numérisé sa gestion, révolutionné son management, redéfini sa stratégie, réinventé sa marque, construit une nouvelle offre, donné un nouveau souffle à ses commerciaux et créé un réseau de concessionnaires. En 2017, Frédéric et Julien Lippi proposent à Élisabeth Bourguinat de raconter l’histoire de cette transformation radicale. Ils auraient pu être tentés de lui demander d’écrire un conte de fées. Ils ont souhaité au contraire que ce soit l’occasion de partager leur expérience sans occulter les doutes, les conflits et les échecs qui l’ont émaillée, et surtout sans donner de leçons, et ont laissé à Elisabeth Bourguinat une grande liberté dans son travail d’investigation et d’écriture. Il en résulte un livre d’un genre nouveau et très inspirant. Comment a été vécue cette aventure qui entrait dans la vie intime, et même familiale, de l’entreprise, et qu’en attendent maintenant dirigeants et salariés ?
Quand la matière diffuse la lumière, aux Presses des Mines. Cet ouvrage interdisciplinaire auquel ont participé 40 auteurs dresse un panorama des connaissances sur la diffusion de la lumière à l’échelle macroscopique, en surface ou en volume. Le lecteur y trouvera un ensemble de développements théoriques nécessaires à la compréhension des phénomènes, ainsi que des applications en sciences des matériaux, télédétection, agronomie, informatique graphique, simulation de l’éclairage…
Denis Ruellan consacre son plus récent ouvrage aux journalistes de guerre, principalement les femmes qui ont consacré leur carrière, ou une partie de celle-ci, à couvrir les conflits armés, de l’Espagne au Vietnam, en passant par l’Indochine et la Bosnie. La première moitié du livre est dédiée aux portraits de quinze femmes…