Publié le Laisser un commentaire

Le retour de l’apprentissage au XXe siècle

Recension de Le Retour de l’apprentissage au XXe siècle de Stéphane Lembré (2023, coll. Histoire, sciences, techniques et sociétés) dans la revue Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique (n°159, 2024) par Aymeric Le Corre.

« L’histoire de l’enseignement professionnel n’est aujourd’hui plus en friche, comme nous le prouve la parution de ce nouvel ouvrage de Stéphane Lembré. Maître de conférences en histoire à l’université de Lille, l’auteur est depuis le milieu des années 2000 une référence sur ces questions. Depuis plus de vingt ans, différents historiens se sont attachés à écrire l’histoire de l’enseignement professionnel. Pour autant, ce livre vient éclairer un pan encore peu exploré, celui de la relation entre l’État et les entreprises, au prisme du financement de l’apprentissage et des effets qu’il induit sur sa structuration. Spécialiste de la question, Stéphane Lembré, auteur en 2016 d’une Histoire de l’enseignement technique, s’intéresse à ce dispositif et plus largement à l’enseignement professionnel français. Prolongeant la réflexion récente qu’il avait menée dans son article sur la naissance de la taxe d’apprentissage, il nous propose d’étudier comment la question du financement de ce dispositif a permis sa structuration dans le temps et dans l’espace. Il aborde ainsi un continuum allant des années 1920 aux années 1980, même si certaines évolutions plus récentes sont évoquées à la fin du livre. […] »

Lire la suite ou Télécharger l’article

 

Retrouvez l’ouvrage ici et les autres parutions de la collection ici.

Retrouvez la biographie et les autres parutions de Stéphane Lembré ici.

Publié le Laisser un commentaire

Vers l’approche par compétences

Publication d’un article et d’un entretien sous forme de podcast de Chrysta Pelissier et Anita Messaoui, autrices de Vers l’approche par compétences (2024, Design  numérique) par Campus Matin.

« Lorsqu’elles ont commencé à travailler ensemble, Anita Messaoui et Chrysta Pélissier, deux enseignantes-chercheuses en IUT, ne s’attendaient pas à l’effet « boule de neige » qui les a conduit à écrire Vers l’approche par compétences  : théories et pratiques pour l’enseignement supérieur. L’ouvrage parait ce 28  mars 2024. Du cadre théorique au terrain, en passant par la gouvernance universitaire, elles interrogent les acteurs de cette transformation pédagogique. 

À partir de 2026, toutes les formations du supérieur devront intégrer l’approche par compétences (APC). Un modèle pédagogique déjà mis en œuvre depuis septembre 2021 dans les instituts universitaires technologiques (IUT). »

Lire la suite et écouter le podcast

 

Retrouvez l’ouvrage ici et les autres parutions de la collection Design numérique .

Retrouvez les biographies et parutions des autrices : Anita Messaoui et Chrysta Pelissier.

Publié le Laisser un commentaire

L’État en quête d’une stratégie énergie-climat

Note de lecture sur L’État en quête d’une stratégie énergie-climat de François-Mathieu Poupeau (2023, Sciences sociales) an la revue La Géographie. Terre des hommes (n°1592, 1, 2024) par Alain Miossec.

« Ce livre justement aborde toutes les difficultés que rencontre, non point l’État qui est aux yeux de beaucoup une abstraction, mais l’ensemble du lourd appareil que constitue l’État. L’auteur, sociologue et politiste, directeur de recherche au CNRS, enseigne à l’École des Ponts Paris Tech. Il a choisi d’aborder un thème relativement simple et d’actualité : la création en 2015 de la “stratégie nationale bas-carbone” (SNBC) et la “programmation pluriannuelle de l’énergie” (PEE). On est au cœur des questions liées à la planification écologique, sujet délicat, souvent controversé et cela d’autant plus que le contenu est vague. La démarche de l’auteur est méthodique : il part du nécessaire pilotage de la stratégie, donc des acteurs en présence et de leur “jeu”, chacun défendant parfois becs et ongles des positions de pouvoir. Il expose donc l’art de rédiger une “feuille de route”, pour dialoguer entre les parties prenantes, aire ressortir les contraintes à la fois parce que le sujet est nouveau et parce qu’il expose les ministères concernés à vivre en contradiction avec leur passé et leurs habitudes. Et ces ministères ne sont pa seuls car ils sont ace à des pressions qui tiennent à la fois des fonctionnaires (les “grands corps de l’État”) et aux multiples entreprises concernée par le sujet et qui constituent autant de groupes de pression. un jeu subtil qui implique des va-et-vient permanents entre les groupes d’acteurs afin d’ajuster les décisions, de modifier les propositions tout en tenant compte des “circonstances”. On peut comprendre les frustrations des uns et des autres, regretter la faible part de la “démocratie participative ou citoyenne” mai que connaissent ces citoyens qu’il faut “encadrer” ? Il y a dans ce livre plus de questions que de réponses mais tout de même quelle belle lumière est ici mise sur l’art de gouverner ! »

 

Retrouvez le livre ici et les autres parutions de la collection Sciences sociale .
Retrouvez la biographie et les autres parutions de l’auteur ici.

Publié le Laisser un commentaire

Les violences sexistes après #MeToo

Compte rendu de Les violences sexistes après #MeToo de Catherine Cavalin, Jaércio Da Silva, Pauline Delage, Irène Despontin Lefèvre, Delphine Lacombe et Bibia Pavard (Dir.) (2022, Sciences sociales) dans la revue Sociologie du travail (n°66, 1, 2024) par Lucie Longuet.

« Le présent ouvrage est le fruit d’une réflexion collective initiée lors de plusieurs journées d’études ayant eu lieu dans le courant de l’année 2020, portant sur le déploiement de #MeToo dans différents espaces sociaux et, plus largement, sur les recompositions actuelles des mobilisations autour des violences sexistes.

L’événement #MeToo », soulignent les auteurices, désigne le moment, en 2017, où le « hashtag » lancé dix ans plus tôt par la féministe new-yorkaise Tarana Burke devient viral, sous l’impulsion de l’actrice Alyssa Milano à la suite du mouvement de dénonciation des violences sexuelles perpétrées par le producteur hollywoodien Harvey Weinstein. Cet ouvrage se saisit donc du moment #MeToo afin de rendre compte de sa force de déstabilisation, de l’inscrire dans une histoire de la politisation des violence sexistes, et ainsi d’ajouter une pierre à l’édifice de la compréhension des violences comme phénomène social. »

Lire la suite

 

Retrouvez l’ouvrage ici et les autres parutions de la collection Sciences sociale .

Retrouvez les auteurices : Catherine Cavalin, Jaércio Da Silva, Pauline Delage, Irène Despontin Lefèvre, Delphine Lacombe et Bibia Pavard.

Publié le Laisser un commentaire

Classes populaires et usages de l’informatique connectée

Compte rendu de l’ouvrage Classes populaires et usages de l’informatique connectée de Fabien Granjon (2022, Matérialismes) dans la revue Sociologie du travail (n°66, 1, 2024) par Clément Mabi.

« La généralisation de « l’informatique connectée », entendue comme « tout dispositif technique disposant, a minima, d’un système d’exploitation informatique et d’une connexion Internet (smartphone, tablette, ordinateur, etc.) » (p. 13), s’est accompagnée d’innombrables discours d’accompagnement sur la démocratisation des services et le renforcement de la capacité d’agir des individus. Ces discours ont servi d’appui à la transformation numérique de nombreux secteurs de la société, à l’image de la dématérialisation censée améliorer la qualité du service public grâce à l’adoption de technologies (algorithmes, bases de données) et faciliter l’inclusion du plus grand nombre. »

Lire la suite

 

Retrouvez l’ouvrage ici et les autres parutions de la collection Matérialismes .

Retrouvez la biographie et les autres parutions de Fabien Granjon ici.

Publié le Laisser un commentaire

Anatomie des outils de gestion

Note de lecture de Anatomie des outils de gestion de Régis Martineau (2023, Économie et gestion) dans la Revue française de gestion par Franck Aggieri.

« L’étude de l’action organisée par les outils ou instruments de gestion s’inscrit dans une tradition de recherche ancienne dans le monde francophone1 et dans le domaine du contrôle de gestion et de la comptabilité au Royaume-Uni2. L’intérêt pour l’étude en situation des outils de gestion s’explique non seulement par leur omniprésence et leur extension constante (nul domaine des acti- vités économiques et sociales n’y échappe), leur prolifération, leur obsolescence parfois rapide, mais également leur performati- vité : comme le rappelait Michel Berry3, ce sont moins les intentions des managers ou des décideurs politiques qui gouvernent que les outils et indicateurs de gestion qui formatent et orientent leurs manières d’agir et de penser. Étudier l’action collective au prisme des outils de gestion, c’est au fond renverser la perspective traditionnelle qui consiste à partir des décisions, des stratégies, des intentions, pour partir, au contraire, du soubassement, de la salle des machines où s’élaborent et sont mis en œuvre ces outils de gestion souvent banals, aux effets souvent ambigus et inattendus.»

Lire la suite

 

Retrouvez l’ouvrage ici et les autres parutions de la collection Économie et gestion .

Retrouvez la biographie et autres parution de Régis Martineau ici.

 

Publié le Laisser un commentaire

Produire, disent-ils

Recension de l’ouvrage Produire, disent-ils de Gaël Stephan (2023, Les Cahiers de l’EMNS) pour la revue professionnelle L’Écran par Didier Bourg.

« Au sein de l’univers de l’audiovisuel, la figure du producteur, souvent méconnue du grand public, est une pierre angulaire de l’économie du secteur. Il fait en effet la jonction entre les créateurs, porteurs du projet et les diffuseurs en attente d’un programme. Ce livre puise dans un éventail d’entretiens menés avec des producteurs pour démêler la nature de leurs accords avec les distributeurs d’outre-Atlantique. Il interroge les mutations de leurs approches, l’évolution de leur identité professionnelle et la constitution d’un nouvel agencement marchand. Entre continuités et mutations économiques, mais aussi sociologiques, l’ouvrage dresse un avant-projet de ce que pourraient être les offres audiovisuelles aux spectateurs français dans les prochaine années. L’émergence de géants américains dans le paysage audiovisuel – à savoir Netflix, Amazon, Prime Vidéo et Disney+ –, qui s’accaparent une part prépondérante des revenus issus de la vidéo à la demande dans l’Hexagone, révolutionne les stratégies héritées du passé. Dépassant la simple fonction de diffusion, ces entités injectent en effet des fonds dans un éventail de productions cinématographiques et télévisuelles françaises. Leur but est d’enrichir leurs répertoires exclusifs et de se conformer aux exigences d’investissements décrétées par la réglementation en vigueur. Leurs concurrents en termes de financements, pour l’essentiel France Télévisions, Arte (en grosse demande de produits originaux) et TF1 ne sont pas en reste. Le seul France Télévision est à l’origine de 513 heures de fiction et de 715 heures de documentaires en 2022. De son côté,Canal+ représente environ quatre-vingt-dix films par an.

Au regard des producteurs, les plateformes représentent un soutien non-négligeable à la création mais à leur contrôle sur leur activité est bien plus envahissante, les transformant souvent en de simples producteurs délégués contraints d’abandonner les droits patrimoniaux de leurs œuvres. Les risques à terme sont nombreux : un effondrement ou un resserrement du nombre de production de Canal+, un recul des investissements du secteur public en raison de la redéfinition de la redevance et l’uniformisation des productions des plateformes qui, par souci de rentabilité à court terme, favoriseraient les productions rentables à coup sûr en répétant à l’envi les mêmes recettes. »

 

Retrouvez le livre ici et les autres parutions de la collection Les Cahiers de l’EMNS .

Retrouvez la biographie et les ouvrages de Gaël Stephan ici.

Publié le Laisser un commentaire

Tempêtes sur les représentations du travail

Présentation de l’ouvrage dans l’émission 6 MN Chrono du journal Lyon Capital de Tempête sur les représentations du travail de Laurence Décreau (2019, La Fabrique).

« Comment susciter des vocations et réhabiliter le travail manuel, qui souffre d’un déficit d’image. Réponse avec « Les Ateliers du faire », à Lyon.

« Parce que les métiers manuels sont les métiers de demain. » C’est par cette formule que sont impulsés « Les Ateliers du faire », consacrés à la mise en avant des métiers manuels, samedi 9 mars à l’Hôtel de Région. Si la France a tendance à regarder de haut les métiers manuels qui, depuis des décennies, souffrent d’un déficit d’image, c’est en total décalage avec la réalité. La réalité, c’est le besoin de main d’œuvre dans l’artisanat : trois millions de chômeurs, 120 000 postes non pourvus dans l’industrie, faute de candidats qualifiés. »

Voir la vidéo

Retrouvez le livre ici et les autres parutions de la collection de La Fabrique .

Retrouvez la biographie et les autres parutions de Laurence Décreau ici.

Publié le Laisser un commentaire

Le Troisième Souffle. Parentés et sexualités dans les adaptations télévisées

Note de lecture de l’ouvrage Le Troisième Souffle. Parentés et sexualités dans les adaptations télévisées de Sabine Chalvon-Demersay (2021, Sciences sociales) dans la revue Questions de communication (n°44, 2023, page 468 à 472) par Bernard Papin.

« Sabine Chalvon-Demersay est sociologue, directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Elle étudie les formes du lien social, les formes de parenté et s’efforce de mettre en évidence l’émergence, progressive et conflictuelle depuis les années 1960, d’une société du « lien électif », qui est au cœur de l’ouvrage qui fait l’objet de la présente note. Sa place singulière dans le champ de la recherche vient du fait que ses travaux portent, pour l’essentiel et ce depuis déjà de nombreuses années, sur la télévision, ce qui la conduit à « déployer un modèle issu d’un croisement entre une anthropologie de la parenté et une sociologie de la télévision » (p. 221). Ses travaux combinent analyse interne des œuvres audiovisuelles et enquêtes de terrain auprès des professionnels de la télévision : producteurs, scénaristes, réalisateurs mais aussi acteurs, figurants, techniciens, etc. »

Lire la suite

 

Retrouvez le livre ici et les autres parutions de la collection Sciences sociales .

Retrouvez Sabine Chalvon-Demersay.

Publié le Laisser un commentaire

L’économie n’est pas qu’une affaire d’argent

Recension de L’Économie n’est pas qu’une affaire d’argent de Bruno Bensasson dans le journal mensuel des élèves et anciens élèves de l’École Polytechnique, La Jaune et la Rouge.

Texte à retrouver dans le post LinkedIn de Bruno Bensasson : ici.

 

Retrouvele livre ici et les autres parutions des Presses des Mines en Hors collection .

Retrouvez l’auteur Bruno Bensasson ici.

Publié le Laisser un commentaire

Les Grandes Entreprises sur la voie de la sobriété énergétique

Article sur Les Grandes Entreprises sur la voie de la sobriété énergétique de Ahmed Diop et David Lolo (2023, La Fabrique) paru dans Le Monde (27 février 2024) et écrit par Armand Hatchuel, professeur émerité de Mines Paris – PSL.

«On voit mal comment l’industrie pourrait atteindre en 2030 des objectifs renforcés sans engager des investissements dans des solutions innovantes, donc plus coûteuses ou plus risquées que la simple sobriété énergétique, relève le professeur en sciences de gestion Armand Hatchuel dans sa chronique.

Entreprises. En 2024, la troisième édition de la stratégie nationale bas carbone devrait demander aux entreprises une intensification de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’objectif d’une réduction de 35 % en 2030 (par rapport à 2015) déjà fixé à l’industrie devrait ainsi être porté à 50 %… »

Lire la suite

Retrouvez le livre ici et les autres ouvrages de la collection de La Fabrique .

Retrouvez les auteurs : Ahmed Diop et David Lolo.

Retrouvez les parutions de Armand Hatchuel aux Presses des Mines ici.

Publié le Laisser un commentaire

L’économie n’est pas qu’une affaire d’argent

Article sur L’Économie n’est pas qu’une affaire d’argent de Bruno Bensasson (2023, Hors collection) paru dans Les Echos le 22 décembre 2023 et écrit par David Barroux.

« Il y a ceux qui écrivent des livres qui défendent des thèses. Et il y a ceux qui veulent avant tout faire preuve de pédagogie. Membre de la direction d’EDF (chargé des énergies renouvelables), Bruno Bensasson appartient à la seconde catégorie. Il n’est pas là pour proposer une vision du monde, mais là pour donner des outils à ceux qui voudraient chercher à mieux le comprendre. Et parce qu’il semble persuadé que pour bien comprendre le monde qui nous entoure, il faut avant tout commencer par intégrer les concepts de base de l’économie, il nous livre un ouvrage en forme de manuel rigoureux, mais sans se prendre trop au sérieux. »

Lire la suite

Retrouvez le livre ici et les autres ouvrages Hors collection .

Retrouvez l’auteur Bruno Bensasson ici.