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Le travail à distance dessine-t-il le futur du travail ?

La revue Management International a mis en ligne un compte-rendu de l’ouvrage Le Travail à distance dessine-t-il le futur du travail ? de Suzy Canivenc et Marie-Laure Cahier (2021) par Diane-Gabrielle Tremblay.

« Un ouvrage d’actualité, tant le télétravail est revenu à l’ordre du jour depuis la pandémie. Certains travailleurs autonomes ont toujours travaillé à domicile, d’autres dans des espaces de coworking, et depuis la pandémie, un certain nombre d’entreprises réservent des espaces en coworking pour leurs télétravailleurs, qui peuvent ainsi y aller quelques jours par semaine ou par mois. Ainsi, pour l’avenir du travail, le télétravail et coworking semblent intimement liés. »

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Retrouver la biographie des autrices : Suzy Canivenc et Marie-Laure Cahier

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Les violences sexistes après #MeToo

Bibia Pavard, co-directrice de l’ouvrage, était présente à Radio France le 05 octobre 2022 dans le cadre de l’émission « 5 ans de #MeToo, est-ce l’heure du “backlash” ? ». Cette émission est dédié au mouvement #MeToo qui fête ses cinq ans cet octobre.

«#MeToo provoque une vague de témoignages dénonçant les violences sexistes, dans la rue, au sein de la famille, dans le couple, au travail… et ça ne plaît pas à tout le monde. 5 ans après #MeToo : fait-on face à un backlash ? »

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Retrouver l’ouvrage Les Violences sexistes après #MeToo.

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Des usines, des matières et des hommes

La revue Lectures a mis en ligne un compte-rendu de l’ouvrage Des usines, des matières et des hommes de Michèle Dupré et Jean-Christophe Le Coze (2021) par Raphaël Hotchamps.

“Après quinze années de recherches, Michèle Dupré et Jean-Christophe Le Coze entreprennent, avec cet ouvrage, de sociologiser la prévention des risques industriels. À la jonction entre risques pour le travail et risques pour l’environnement, ils nous livrent une enquête originale au sein d’entreprises de la « chimie de spécialité classées SEVESO II seuil haut » (p. 21). L’approche de Michèle Dupré, sociologue du travail et des risques industriels majeurs (RIM) au Centre Max Weber se trouve complétée par le regard plus technique de Jean-Christophe Le Coze, spécialiste en sécurité industrielle et responsable de l’axe de recherche « Évaluation et pilotage des systèmes sociotechniques à risque » à l’INERIS. L’ouvrage complète la bibliographie commune au binôme. La notion de « management intégré », très mobilisée en entreprise et par la littérature plus technique a tendance à déshumaniser et à obscurcir l’intelligibilité des enjeux de prévention des risques au travail. Dupré et Le Coze, quant à eux, redonnent à l’étude de la sécurité industrielle son caractère nécessairement sociologique…”

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Le Capital en action

Un comte-rendu du livre de Fabien Foureault est fait par Isabelle Chambost dans le troisième numéro de l'année 2022 de la revue Sociologie du travail.

Sociologie du travail vol. 64 – n°3 | JUILLET-SEPTEMBRE 2022 – Prix des jeunes auteurices 2021 – par Isabelle Chambost.

« Si la presse se fait cycliquement l’écho des conséquences sur l’emploi des restructurations d’entreprises acquises par des fonds de capital-investissement, ces investisseurs, et les montages financiers qu’ils mettent en œuvre (les fameux Leveraged Buy Out, LBO)1, peuvent paraître difficiles à appréhender et très éloignés des préoccupations de la sociologie du travail. Pourtant, ce secteur de la finance, dont l’expansion se nourrit des facilités de recours à la dette et de l’abondance des liquidités, opère en très grande proximité avec les entreprises qu’il acquiert. Ne pouvant offrir à leurs clients la liquidité des placements des marchés financiers, ces investisseurs, intervenant « hors marché » (d’où la qualification de Private-Equity pour marquer l’opposition avec les investisseurs Public-Equity intervenant sur les marchés financiers), doivent être, en effet, capables de proposer des performances financières supérieures à celles susceptibles d’être obtenues sur les marchés financiers. Qui sont-ils, comment leur champ d’action s’organise-t-il ? Quelle en est la dynamique ? En quoi les techniques financières mises en œuvre sont-elles révélatrices des rapports de pouvoir (voire de domination) à l’œuvre ? Quelles sont les sources de performance mobilisées, quelles en sont les conséquences pour les entreprises et leur direction ? »

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L’ouvrage entier paru chez Presses des Mines

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Le Praticien, le patient et les artefacts. Genèse des mondes de la télémédecine

Sociologie du travail – VOL. 64 – N° 1-2 | JANVIER-JUIN 2022 – Travail et reconnaissance au prisme de l’utilité sociale – par Romain Juston Morival

« Consistant « en la réalisation d’actes médicaux à distance du patient grâce à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication » (p. 11), la télémédecine soulève des enjeux qu’Alexandre Mathieu-Fritz entend analyser, d’abord, en termes de travail concret. Mais l’auteur n’en reste pas au niveau des pratiques, et explore comment les transformations des activités, par l’intermédiaire du rapport que les professionnels entretiennent avec leur travail, engendrent une transformation des dynamiques professionnelles. Cette perspective d’enrichissement de la sociologie des groupes professionnels par une sociologie de l’activité offre une alternative précieuse à la façon dont les politiques publiques entendent transformer le travail sans questionner l’activité. »

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Cent ans de sous-reconnaissance des maladies professionnelles

Sociologie du travail – VOL. 64 – N° 1-2 | JANVIER-JUIN 2022 – Travail et reconnaissance au prisme de l’utilité sociale – par Julie Primerano

 » Issu d’un colloque organisé pour l’anniversaire de la loi de 1919 relative aux maladies professionnelles, cet ouvrage collectif aborde l’histoire et les enjeux contemporains de la (sous-)reconnaissance de ces dommages du travail. Depuis plusieurs décennies, différentes études et rapports ont souligné l’ampleur de leur occultation, qualifiée ici de « fait social massif » (p. 11). L’ouvrage donne des clés pour comprendre les mécanismes qui la sous-tendent, tout en proposant une mise en perspective avec d’autres systèmes nationaux. Trois niveaux d’analyse sont proposés : celui, historique, de la genèse et de la mise en application de la loi ; celui, ensuite, des évolutions scientifiques et réglementaires ; celui, enfin, des acteurs sociaux qui appliquent la loi, et de leurs logiques. S’ils dessinent les trois parties de l’ouvrage, ces niveaux sont heuristiquement amenés à s’entrecroiser au sein des différents chapitres. »

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Classes populaires et usages de l’informatique connectée

Lectures – La revue électronique des comptes rendus en sciences sociales – par Rosa Maria Bortolotti

« Fin du chômage par la reconversion vers les métiers du futur essentiellement technologiques, fin des inégalités culturelles par l’accès à internet, fin de la maltraitance institutionnelle par la digitalisation du service public : autant de belles promesses sont associées à ce que Fabien Granjon nomme l’« informatique connectée »1. Selon la logique du « nouvel esprit »2 du capitalisme numérique, l’homo-economicus devrait de lui-même exploiter l’ensemble des ressources du monde digital, s’en approprier les normes et codes, sous peine d’une mise au ban de la société. »

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Numérique, féminisme et société

Notre Temps – 05/05/2022 – « A peine sorties de l’enfance et féministes revendiquées » par Vanessa Carronnier

 

« Elles sont à peine sorties de l’enfance et se revendiquent « féministes! »: la vague #MeToo, les réseaux sociaux et les célébrités ont sensibilisé les très jeunes filles. Elles sont encore peu militantes, mais pour elles, « le féminisme, c’est normal ».

« C’est quelque chose de normal pour toutes les filles et même pour les garçons », explique à l’AFP Salomé, 15 ans. Cette jeune Parisienne a « toujours entendu parler » de cette notion, « impossible d’y échapper », entre l’actualité, les conversations avec les amis et surtout les réseaux sociaux.

Sur Twitter, Facebook, Instagram et TikTok, « les idées féministes arrivent à vous sans que vous les cherchiez », à travers des images et messages partagés par des contacts ou suggérés par les algorithmes, souligne Josiane Jouët, sociologue des médias qui a publié « Numérique, féminisme et société » (Presses des Mines). »

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Numérique, féminisme et société

Libération – 02/05/2020 : Interview de Josiane Jouët : «Le féminisme numérique n’a rien de virtuel, il produit de l’action» – par Erwan Cario

 

« Dans son essai, la sociologue montre que loin d’être isolé, l’activisme sur les réseaux, démultiplié par le mouvement MeToo, fédère des communautés et fait évoluer les dispositifs législatifs. Une mobilisation qui touche particulièrement la jeune génération dès le lycée.
Depuis 2017, le féminisme est en ébullition sur les réseaux sociaux. Le mouvement MeToo a déclenché une libération de la parole dont l’impact a été démultiplié par les puissants mécanismes de partage de l’écosystème ­numérique. Dans son essai Numérique, féminisme et société (Presses Des Mines), la sociologue Josiane Jouët, qui scrute depuis longtemps l’évolution des usages en ligne, revient dans le détail sur le changement d’échelle qu’a connu le féminisme ces dernières années. Caisse de résonance et formidable déclencheur de mobilisations, le numérique est un outil que se sont approprié des collectifs toujours plus nombreux. Et même si les rapports de dominations n’ont pas été renversés, l’impact de ces mobilisations sur la société n’a rien de virtuel et provoque des évolutions bien réelles dans la société. »

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